Equilibre dans les tours au marteau

 

Sur ce croquis nous sommes en présence de deux couples:

- le premier représenté d'une part par la force centrifuge exercée par le marteau sur le lanceur et, d'autre part, la résistance que le lanceur oppose à cette force en repoussant le sol vers l'avant ce qui entraîne la réaction du sol telle que représentée par la flêche (couple 1) à ses pieds.

Pour exercer cette résistance, le lanceur est amené à prendre une position légèrement oblique arrière; position que doivent prendre les segments (cuisse - tronc) pour rester dans le même axe que celui de la force centripète, mais de sens opposé. Ainsi, en opposition oblique au marteau, le lanceur peut-il exercer sur le sol une force centripète égale à la force centrifuge.

-  le couple 2 figure l'attraction de la pesanteur et sa résistance. Abaisser le centre de gravité reviendra donc à éloigner le bassin et à augmenter le bras de levier de la force centripète.

On comprend alors que plus la force centrifuge sera élevée plus le lanceur jouera sur la position de son bassin et l'inclinaison de son tronc pour pouvoir contrer la force centripète qui augmentera avec la vitesse angulaire du marteau.

Cette inclinaison devra être telle que le point d'équilibre de l'ensemble lanceur engin, autrement dit le point d'équilibre entre force centrifuge et force centripète passe toujours par la verticale de l'appui au sol.

On peut illustrer cette nécessité de s'opposer toujours dans les limites de l'équilibre en imaginant que l'on remonte, en la tirant avec une corde, une échelle couchée au sol. Au début, outre le fait que nous devons coïncer les pieds de l'échelle, nous devons nous pencher fortement en arrière pour prendre une position (oblique arrière) qui nous permettra de créer une force apte à décoller l'échelle. Plus celle-ci se redressera, plus nous devrons nous rapprocher d'elle et de la verticale sous peine de tomber en arrière (cas où la force que représente notre porte à faux du centre de gravité deviendrait plus élevé que le moment de l'échelle).

Retour consultation précédente