ROTATION

Lancer en rotation :

Lancer dont la trajectoire, résultante des actions sur l'engin, provient de la composante tangentielle de la force centrifuge (représentée par la flêche sur le dessin de droite ci-dessous) qui s'exprime au moment où le lanceur lâche l'engin.

 

 

Photo de droite. Si à cet instant l'athlète lâche la poignée, l'engin partira selon une direction tangente au cercle qu'il décrit et donc à 90° par rapport à sa liaison (filin, avant-bras, bras) avec l'athlète.
Il en sera de même au disque, ce qui implique, pour que l'engin tombe au centre de l'aire de réception, que le lâcher soit effectué juste après que le bras ait franchi le diamètre qui sépare réglementairement le cercle en une zone avant et une zone arrière . Diamètre qui est toujours peint perpendiculairement à la bissectrice de l'angle qui délimite l'aire de réception. Lâché avant d'atteindre ce diamètre, l'engin sortira à droite du secteur; lâché après avoir trop dépassé ce diamètre il sortira à gauche du secteur de réception.

La force nécessaire pour entretenir un mouvement circulaire sera égale à F = M*V²*R donc :

proportionnelle à la masse,
proportionnelle au carré de la vitesse,
proportionnelle au rayon (le levier):

- au disque, le levier partira du centre de rotation (situé le plus près possible de la verticale de l'axe gauche :pied,hanche,épaule, jusqu'à la main)

- au marteau, à cause de la position de résistance à la force centrifuge que le lanceur est obligé de prendre (cf tour.html), le levier ira des coudes au CdG de l'engin

- au disque et au marteau il importe donc de mobiliser le plus grand levier possible, puis, à condition d'avoir la puissance musculaire nécessaire pour résister à la force centrifuge, de créer la plus grande vitesse angulaire compatible avec cette capacité de résistance.

Il conviendra d'insister, lors des apprentissages, sur la recherche du levier maximum, sans toutefois oublier qu'il est difficile d'animer au maximum un grand levier tant que l' on a pas les moyens musculaires nécessaires (puissance musculaire). Pour ce faire, au disque et au poids, il faudra éviter que l'athlète (l'élève) recherche la vitesse d'exécution par une diminution du levier notamment par un brutal changement d'appui en au moment de la liaison :phase de réalisation-phase finale , les deux pieds changeant alors en même temps de position, le pied gauche devenant le pied arrière et le pied droit le pied avant. Ce changement d'appui ayant pour conséquence de transférer le centre de rotation, qui devrait être maintenu à l'épaule gauche, à la colonne vertébrale, d'où l'accroissement réel de la vitesse angulaire puisque le levier a été diminué.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, dans un premier temps, les jeunes filles assimilent mieux que les jeunes gens les lancers en rotation, elles ont de meilleures sensations et même proportionnellement de meilleurs résultats car, comme elles n'ont pas les moyens musculaires pour agir sur l'engin (notamment au marteau) elles obtiennent spontanément un grand levier. Les choses se corsent naturellement lorsqu'il s'agit d'accroître la vitesse, car là elles ne disposent pas forcément des moyens musculaires pour résister à la force centrifuge.

Ne pas oublier qu'une rotation est le résultat d'une force autour d'un point fixe. Pour créer une rotation puissante il faut donc qu'un appui, le droit, agisse alors que l'autre, le gauche, créé l'axe de pivot (voir percussion ); d'où la nécessité d'une pose simultanée du double-appuis dans toutes les phases de réalisation

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