Loi de CHRISTIENSEN dite loi de stabilisation des effets.

Une charge adaptée pour mettre en route la surcompensation engendrera une adaptation relativement stable si le cycle est suffisamment long : entre 6 et 10 semaines, et si on assure son entretien.

 

Pour stabilisée un niveau d'adaptation, une seule séance par semaine suffira, à condition qu'elle sollicite la capacité au niveau visé.

 

Un arrêt de 2 semaines sans entretien suffira pour que le niveau d'adaptation retourne à son état d'origine.

A titre d'exemple : On connait le rôle de l'altitude où règne une pression d'oxygène inférieure à celle du niveau de la mer; ce qui a, de génération en génération suscité une adaptation chez les habitants des hauts plateaux qui présentent donc un taux de concentration de globules rouges dans le sang supérieur à celui des peuples vivants dans des zones moins élevées, et certainement, un meilleur fonctionnement aérobie des cellules musculaires. Concentration et fonctionnement qui leur permettent donc d'avoir un meilleur traitement de la glycolyse aérobie . Sur ce constat, de nombreux athlètes exécutent des périodes d'entraînement en altitude qui produisent leurs effets comme le prouvent les tests biologiques. Mais, dès le retour d'altitude, l'organisme retrouve son état normal (son homéostasie) en quelques jours; d'où l'importance de bien gérer la date du retour par rapport à la compétition.

Ce type de préparation a vu le jour, en France, peu avant les J.O. de Mexico. En effet les responsables de la préparation olympique firent alors construire le centre de préparation olympique de Font Romeu, situé à peu près à la même altitude que Mexico, avec l'intention de reproduire à l'entraînement les conditions réelles des courses. Mais, il fallut un certain temps avant de comprendre l'ensemble du mécanisme d'adaptation et spécialement le délai de remise à niveau de l'organisme. Ces tatonnements initiaux ne furent pas toujours couronnés de succès...

 

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