FORCES

La biomécanique fait état des forces internes et des forces externes.

Les forces internes sont principalement les forces issues des contractions musculaires qui vont déplacer ou fixer les segments osseux. Il convient de noter que tous les déplacements et mouvements humains sont dus à une succession de rotations des segments osseux les uns par rapports aux autres.

Certaines contractions qui, à contrario, immobiliseront certains segments ou parties du corps seront assimilables à de nouvelles formes de forces internes. Nous pensons là particulièrement au bloc thoraco-abdominal nécessaire à la transmission de l'action-réaction lors du départ de vitesse, bloc qui est obtenu par une contraction isométrique des muscles de la ceinture abdominale, des lombaires et des muscles de la cage thoracique, associée à une fermeture des voies respiratoires supérieures. Bloc également très utile en haltérophilie et parfois en combat.

Les forces externes

-1 Les forces aérodynamiques représentées par le vent réel et le vent relatif .

·  Le vent relatif il s'agit de la résistance que l'air oppose à l'avancement; peu sensible en course (quoi que) plus ou très sensible en vélo (question de vitesse de déplacement). La valeur de ce vent relatif peut parfois être si élevée qu'elle fournit un véritable appui; c'est le cas de certains sports aériens : chute libre et sky-surf.

Le vent réel qui peut être négatif s'il est de direction contraire à l'avancement (vent de face) ou positif s'il est de même direction (vent de dos). Le règlement d'athlétisme précise d'ailleurs dans certaines épreuves qu'aucun record ne peut être homologué si la vitesse du vent est positive et supérieure à 2m/sec.

-2 Les forces hydrodynamiques.

·  Le milieu aquatique s'oppose encore plus à l'avancement du nageur que le vent ne s'oppose à l'athlète, ce qui s'explique par le coefficient de viscosité de l'eau plus élevé que celui de l'air. Mais, totalement immergé, on subit moins les effets du ralentissement que si l'on nage à l'interface eau - air. En effet, en coulée totalement immergée, on avance plus vite qu'en coulée en surface, cela est dû au fait que l'interface génère plus de traînée et un écoulement moins cohérent que lorsque l'on est totalement immergé.

-3 Les forces de frottement

·  Dont la déperdition d'énergie due à des pertes minimes d'adhérence produit de la chaleur; il n'y a qu'à effectuer quelques minutes de lutte au sol pour en constater les effets, ne serait-ce qu'aux genoux ou plus cuisants sur les joues ou le menton.

- 4 La pesanteur

·  Qui exige une lutte de tous les instants et dont on peut illustrer l'action continue dans une situation aussi simple qu'en comparant trois prises de pouls successivement en position debout, en position couchée, puis retour à la position debout. Cette action de la pesanteur sur le retour veineux est alors caractérisée par une diminution de 10 puls/min entre la position couchée et les positions debout.

- 5 L'énergie potentielle

·  Il s'agit d'une force dont est doté tout corps sur une trajectoire subissant l'action de la pesanteur. Dans certaines épreuves d'athlétisme, (lancers, haies, sprint, rebonds du triple) le but de l'athlète est d'avoir des trajectoires avec la flèche la moins élevée possible de façon à ne pas devoir annuler une énergie potentielle trop importante, ce qui serait préjudiciable à la continuité de l'accélération.

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