Les chemins de lancement et d'impulsion

 

Définition du chemin de lancement : Distance que parcourt l'engin depuis sa mise en action jusqu'à la phase finale, donc: dans les lancers en translation, depuis son point le plus éloigné de l'aire de réception et dans les lancers en rotation du point le plus éloigné de la mise en action, et dans tous les lancers , jusqu'au lâcher de l'engin..
On peut aussi plus précisément l'identifier comme le trajet que l'on fait parcourir à l'engin tant que l'on peut le soumettre à une accélération.. S'il n'y a pas possibilité de maintenir une accélération constante, agrandir le chemin de lancement ou d'impulsion ne sert à rien.


En comparant les photographies de droite à gauche, la distance entre les deux derniers appuis (du dernier droit au dernier gauche) représente la liaison course-impulsion et donc la partie du chemin d'impulsion la plus efficace. En saut, cette liaison spatio-temporelle "course-impulsion" prend également le nom de secteur d'impulsion.

En superposant la photo 15 sur la 10, le chemin parcouru par le C. de G. sur le secteur d'impulsion va donc de sa position en photo 10 à sa position en photo 15.

L'anticipation spatiale du pied gauche par rapport au bassin sur la photo 12 représente la prise d'avance dans le sens sagittal. La distance que doit alors parcourir le bassin pour arriver au-dessus du pied gauche fournira le temps nécessaire à la réorientation de la composante verticale. A noter que l'approche en courbe, qui place la projection verticale du centre de gravité à l'intérieur de la courbe, fournit à l'athlète une orientation des appuis qui lui permet de résister à la force centrifuge.

Sur ce croquis, on observe les deux prises d'avance:

- D2 la prise d'avance en translation dans le plan sagittal,
-D1 La prise d'avance destinée à lutter contre la composante radiale de la force centrifuge.

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On peut facilement expérimenter et faire intégrer cette nécessité de prendre de l'avance pour donner du temps au déclenchement de la Vv avant que le bassin n'arrive au-dessus de l'appui. Il suffit de demander de déclencher une impulsion unipodale verticale au cours d'une marche lente (extrêmement facile et sans adaptation particulière), au cours d'une marche rapide (encore facile sans beaucoup d'adaptation), et en course (de plus en plus difficile au fur et à mesure que la vitesse croît). Ces trois situations peuvent permettre de comprendre à la fois la nécessité d'une prise d'avance et le rôle de la vitesse qui complique la réorganisation des forces que l'on doit combiner pour aller vers le haut..

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