Rappel de quelques définitions

Vitesse :                     Rapport entre la distance et le temps mis pour la parcourir
Accélération :            Variation positive de la vitesse
Décélération :            Variation négative de la vitesse

Le concept de Vitesse utile

Ce concept est très important surtout dans les activités "techniques" : haies, sauts, lancers. La vitesse utile sera alors définie comme étant la plus haute vitesse possible compatible avec les exigences de la tâche.

Il ne s'agit donc pas de confondre ce concept avec celui de vitesse maximum.

Ainsi :

-le sprint très court (50m ou 60 yards au maximum) sera la seule exception où la vitesse utile sera égale à la vitesse maximum que l'athlète peut engendrer (vitesse maxi autorisée par la durée de fourniture maximale d'énergie CF physio )
-dans les épreuves de sprint conventionnelle (100-200m), la vitesse utile sera
la meilleure vitesse moyenne que l'athlète pourra maintenir sur cette distance,(
CF physioCF physio )

Dans ces deux derniers cas, cette vitesse moyenne sera subordonnée aux possibilités énergétiques de l'athlète.

- dans les concours, la vitesse utile sera caractérisée comme étant la vitesse la plus élevée qui permettra quand même à l'athlète de prendre des informations sur le déroulement (enchaînement) de ses actions et l'autorisera à engendrer au bon moment les forces qui lui permettront d'optimiser sa performance.

Répétons nous : Il s'agit donc de la vitesse (d'exécution ou de déplacement) qui permet de discriminer les actions; c'est à dire d'en percevoir le déroulement spatio- temporel et donc de prendre des informations sur le déroulement de l'action. En deçà, l'accélération ne sera pas optimum, au-delà, elle se transformera en précipitation nuisible à la bonne réalisation.

Chaque individu a donc une certaine vitesse utile qui, en fonction de ses capacités du moment, lui est propre et adaptée aux activités qu'il pratique. A un bon niveau d'intégration et d'adéquation de la motricité aux compétences à développer dans telle ou telle activité correspondra une vitesse utile de plus en plus élevée au fur et à mesure de ses progrès. A ce niveau c'est cette vitesse utile élevée qui permettra d'optimiser le rendement
.

Exemple 1 : Un sauteur en longueur dont la performance en sprint est de 11" aux 100m ne pourra absolument pas déclencher une liaison course - impulsion opérationnelle (conforme aux exigences de la tâche) s'il arrive sur la planche à la vitesse de 11" aux 100m. En effet, les compétences spécifiques nécessaires à l'orientation de l'impulsion de longueur, sont incompatibles avec celles qui lui permettent de courir en 11", spécialité où la composante verticale de l’impulsion doit être la moins élevée possible pour favoriser la composante horizontale, alors qu’en longueur il lui faudra créer une certaine vitesse verticale pour obtenir une résultante garat de la trajectoire désirée.

 Il lui faudra donc d'abord travailler tout ce qui contribue à créer une bonne liaison course impulsion à une vitesse moins élevée, laquelle lui permettra alors de construire la motricité nécessaire. Cette vitesse constituera donc "sa vitesse utile", à l’instant "t" pour le saut en longueur. Tout l'entraînement consistera alors à développer ses prises d'information et de décision, ainsi que ses capacités musculaires et décisionnelles de réaction pour que sa vitesse utile s'approche le plus possible de sa vitesse maximum, car on connait l'importance de la vitesse horizontale dans les sauts horizontaux.

Exemple 2 : En sports collectifs, on peut soutenir que le critère majeur qui sépare une équipe régionale d'une équipe de nationale n'est pas tant la somme des maîtrises "techniques" des joueurs que la vitesse à laquelle ces derniers prennent des informations, les traitent et apportent les réponses appropriées. Ici, c'est donc la vitesse utile de jeu qui fait la différence majeure..

 

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